Deux mains pour sauver une vie

Lorsqu’une personne est victime d’un arrêt cardiaque inopiné, tout témoin présent sur place peut potentiellement lui sauver la vie. Comment ? En respectant deux étapes : d’abord, appeler immédiatement le 112. Le préposé du 112 va rapidement identifier le degré d’urgence afin envoyer le moyen de secours le plus adapté et le plus rapide. La seconde étape est d’agir auprès du patient pour faire redémarrer la pompe cardiaque, en attendant l’arrivée des secours.

Le massage cardiaque

Lorsqu’un coeur s’arrête de battre, chaque minute qui passe avant l’arrivée des secours réduit les chances de survie du patient. Ou bien, elle influence son rétablissement futur. Il n’y a pas une minute à perdre pour relancer le coeur, faire circuler le sang et oxygéner le cerveau. C’est là que réside l’enjeu d’un gain de temps salvateur pour le patient. Au Centre Médical Héliporté, les spécialistes de l’urgence sont les premiers à rappeler que chaque minute compte. La priorité pour le CMH sera d’arriver le plus vite possible pour pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire. Durant les quelques minutes qui précèdent la prise en charge par l’équipe médicale, seuls les témoins sur place ont la capacité d’agir pour aider le patient.

Un choc électrique pour stimuler le coeur

En Belgique, de nombreux défibrillateurs ont été installés. Ils se situent par exemple dans les gares, dans les salles de sports, dans les clubs de football, dans les écoles, dans les administrations, dans les supermarchés. En tout lieu bien fréquenté. Ou parfois dans des lieux touristiques et publics qui peuvent se trouver à l’écart dans certaines régions rurales. La loi est ainsi bien faite pour autoriser toute personne à utiliser un défibrillateur automatisé. L’objectif ?… Appliquer un choc électrique destiné à stimuler le coeur, si cela s’avère nécessaire. Cette action va de pair avec un massage cardiaque. C’est une possibilité de prise en charge rapide pour aider un patient en arrêt cardio-respiratoire. Sans aucun risque.

Malheureusement, il ne peut y avoir un défibrillateur (DEA) à proximité de chaque personne. Dans la mesure où il n’y a pas de défibrillateur à disposition immédiate, il faut pratiquer directement le massage cardiaque, en réalisant des compressions régulières sur le thorax du patient. L’idéal est d’avoir suivi quelques notions de base pour pratiquer ce massage en toute assurance. Lors de votre appel au 112, le préposé vous accompagnera par téléphone (Phone CPR) pour pratiquer le massage correctement, avec ou sans défibrillateur. Quelques gestes simples pour offrir les meilleures chances à tout patient. Et si votre premier geste consistait à partager cet article autour de vous, appuyée de cette vidéo explicite réalisée par le SPF Santé Publique !