L’infarctus, une réponse adéquate étudiée par coeur

Mise en situation : un patient présente les signes ou les symptômes d’un infarctus. La réponse adéquate pour le traitement de cette pathologie est un diagnostic et une prise en charge très rapide par un hôpital disposant du plateau technique adéquat. Qui dit rapidité, dit gain de temps. Gagner du temps, une priorité pour le CMH.

Avec pour seuls objectifs d’améliorer le plus possible les chances de survie du patient et de limiter toute complication. Au CMH de Bra-sur-Lienne, les équipes médicales sont très sensibles à l’importance d’un transfert rapide du patient vers un hôpital disposant d’un plateau technique de coronarographie.  Dès l’hypothèse confirmée d’un infarctus, tout est mis en place pour agir vite et bien. L’utilisation de l’hélicoptère permet de gagner en rapidité. Son équipement en matériel médical permet d’apporter performance et efficacité au bénéfice unique du patient.

L’infarctus, pas pour vous ?

L’infarctus du myocarde est une maladie coronaire qui peut toucher n’importe qui. De nombreux facteurs de risques sont identifiés : un cholestérol trop élevé, le diabète, le tabagisme, l’hypertension artérielle, le stress, etc. D’autres éléments peuvent influer sur l’état de santé du patient : son âge, son sexe, ses éventuels antécédents médicaux, son historique génétique.

Quels sont les signes ?

Les premiers signes annonciateurs d’un problème cardiaque sont bien connus : une douleur oppressante à la poitrine et une irradiation des bras et de la mâchoire. Cela dit, toute douleur thoracique n’annonce pas nécessairement un problème cardiaque. D’autres signes peuvent se manifester. Par exemple des difficultés respiratoires, des malaises, des nausées. Dans tous les cas, il vaut mieux prévenir une maladie coronaire plutôt que de la reporter à plus tard.  Un examen cardiaque et un suivi permettront de confirmer ou de lever le doute.

Quand parle-t-on d’infarctus ?

Le mot est utilisé lorsque une artère est en train de s’occlure. Le sang n’alimente plus le muscle du coeur. En cas d’infarctus aigu du myocarde, l’urgence est absolue. Chaque minute compte. Et, dans ce cas, le processus de prise en charge adéquate inclut l’intervention d’un SMUR, un transport rapide dans un hôpital, un traitement et une surveillance du patient en clinique. Les spécialistes parlent le plus souvent d’un Syndrôme Coronarien Aigu (SCA). Il existe deux possibilités de traitement :

  • la méthode de traitement recommandée par les sociétés scientifiques de cardiologie est l’angioplastie coronaire, effectuée en salle de coronarographie. Elle consiste à introduire un microcathéter dans l’artère pour la dilater et à y installer un stent (petit ressort). Dans certains cas, les médecins peuvent décider d’une chirurgie cardiaque.
  • le second traitement est la thrombolyse : ce traitement consiste à utiliser des médicaments pour dissoudre ou détruire le caillot de sang qui obstrue l’artère. Cette méthode est appliquée lorsque le délai d’arrivée du patient à l’hôpital est trop important. Mais attention, pour certains patients, la thrombolyse n’est pas toujours possible. Ou elle présente des risques plus élevés d’hémorragie. Sans compter que le résultat n’est pas nécessairement efficient.

Toute info sur la prise en charge des maladies coronaires vous intéresse ?… Contactez le coordinateur médical du CMH, le Dr Didier Moens. A minima, retenons que le protocole de prise en charge de l’infarctus aigu du myocarde est une matière médicale particulièrement bien suivie par le CMH.  Lorsqu’on sait que l’infarctus est une maladie coronaire faisant partie des causes principales de décès en Europe, il y a lieu de bien l’appréhender. Tant en prévention qu’en situation d’urgence absolue. L’objectif est d’offrir les mêmes chances à tous les patients.