A quoi sert votre affiliation au Centre Médical Héliporté

Inutile de tourner autour du pot ! Un projet tel que celui du Centre Médical Héliporté n’a aucune chance de survivre sans soutien citoyen. La solidarité de tous est le carburant de l’hélicoptère de Bra-sur-Lienne. Faire le plein d’affiliations et d’adhésions pour relever le défi d’un service de secours efficace en régions rurales. Et quel défi… !

Ce n’est pas pour faire joli que l’équipe du CMH parle de solidarité via une carte d’affiliation. Elle est une réalité dans le financement de son service depuis 20 ans. Depuis que le fondateur, le Dr Luc Maquoi, s’est mis en tête d’offrir aux populations des communes rurales, peu desservies en moyens de secours – voire éloignées des grands centres hospitaliers – un hélicoptère médicalisé avec des spécialistes de l’urgence.

Toutes les cartes d’affiliation réunies représentent 50% des moyens d’existence de l’ASBL Centre Médical Héliporté. S’il y a des adeptes du chiffre parmi vous, sachez que les affiliés offrent chaque année 1,8 millions d’euros via leurs cartes de sauvetage respectives.

On peut voir cette somme d’argent comme une belle ressource. Elle l’est. Pour l’équipe du CMH, cette seule enveloppe est un pilier, nécessaire pour mener à bien au moins deux missions :

  1. Maintenir le service de secours par hélicoptère, avec un niveau de qualité qui garantisse de l’efficacité pour les patients et de la sécurité pour tous. On voit mal faire autrement d’ailleurs. L’enjeu est de taille car disposer d’un hélicoptère pour réaliser des missions d’aide médicale urgente coûte très cher. Une bagatelle de 145 000 € par mois… Rien que pour la machine. Gloups ! Avant que vous preniez une respiration, il faut imaginer que, comme tout autre besoin essentiel de la vie courante, ce coût augmente chaque année. Sans souligner encore qu’il y d’autres postes à financer : le matériel, les heures de garde des médecins et infirmiers,etc. Et, pour en finir sur le sujet du seul coût d’un hélico : plus le CMH effectue des missions héliportées, plus les dépenses explosent…
  2. L’autre mission que s’est fixée toute l’équipe du CMH, c’est de ne pas répercuter le coût de l’utilisation de l’hélicoptère au patient. L’objectif est de rechercher en permanence toutes les pistes alternatives pour réduire le coût facturé au patient lorsqu’il a été transporté par hélicoptère. Une piste majeure a été de se mettre autour de la table avec les différentes mutuelles pour, d’une part, définir un tarif forfaitaire par mission qui soit inférieur au coût réel et, d’autre part, garantir au patient des modalités de remboursement.

Vous pourriez vous dire, à juste titre, que c’est logiquement le Ministère de la Santé Publique qui devrait se préoccuper de cette responsabilité. Certes, oui. Mais, toujours sans tourner autour du pot, l’enveloppe fédérale est étrangement restée vide jusqu’à présent. En outre, même s’il devait en être autrement (un jour…peut-être !), les autres services de secours par hélicoptère connus en Europe, et partout dans le monde, fonctionnent sur le même modèle : la solidarité citoyenne. L’affiliation est donc le modèle à suivre.

Exister et, surtout, protéger le patient sont en somme les chances offertes par toute personne qui souhaite s’affilier…