Le don pour augmenter les chances de chaque patient

Utiliser un hélicoptère médicalisé pour réaliser des missions de secours en régions rurales, c’est un défi à plusieurs niveaux. Surtout au niveau financier. Ajoutez-y le matériel médical et les coûts décollent en flèche verticale. Une mine d’or. Bien heureusement, l’équipe médicale du CMH peut compter sur la générosité de donateurs.

Car ce sont les dons financiers et les legs immobiliers qui permettent au Centre Médical Héliporté de financer l’équipement et le matériel médical. Et, par conséquent, d’augmenter les chances des patients secourus.

Dans un hôpital ou dans un service d’urgence, lorsqu’une équipe de spécialistes a besoin d’un matériel spécifique, son financement est couvert par les ressources de l’établissement hospitalier. Mieux encore si ce dernier bénéficie de subventions et de subsides. Mais à Bra-sur-Lienne, l’ASBL CMH ne dispose d’aucune subvention officielle. Et pour les subsides, l’équipe du CMH doit se battre en solo pour monter des dossiers de financement. S’ils souhaitent remplir leur mission en offrant le meilleur service et les outils adéquats, les spécialistes du Centre Médical Héliporté doivent compter sur la générosité de donateurs convaincus de l’utilité d’un hélicoptère médicalisé. C’est d’emblée très différent…

Au sens de « matériel médical », il faut entendre deux significations

  1. Tout d’abord, les médecins urgentistes parlent d’équipement médical. Au CMH, il s’agit par exemple d’un appareil d’échographie portable, d’une planche nécessaire pour faire un massage cardiaque automatique et régulier, d’un appareil de monitoring défibrillateur, d’un respirateur. Comme l’hélicoptère du CMH peut transporter deux patients couchés, certains équipements sont prévus en double pour assurer la surveillance de deux patients. Dans l’équipement médical, il y aussi tout ce qui touche à l’aménagement intérieur de l’hélicoptère : des rails de sécurité pour fixer les sièges, des fixations pour accrocher le matériel en plein vol, les civières adaptées à l’hélico, des armoires pour ranger les petits accessoires. Bref, à l’image d’un SMUR terrestre, un service médical d’urgence par hélicoptère doit disposer d’un équipement adéquat. Le seul détail qui fait la différence est le coût. Parfois, du simple au double. Voire au triple.
  2. Il y aussi le matériel médical. Attention ! Médecins et infirmiers ne parlent pas seulement du petit matériel embarqué dans les sacs d’intervention. Il s’agit surtout d’un matériel mis à disposition du patient lors de sa prise en charge. Selon les pathologies rencontrées, cela va de la sonde d’intubation endotrachéale à la ceinture pelvienne pour maintenir stable un bassin fracturé en passant par des électrodes ou par des attelles. Si certains outils de travail peuvent être facturés au patient, remboursement de la mutuelle en appui, d’autres par contre ne sont pas du tout facturables. Souvent, ils ne peuvent être utilisés qu’une seule fois. Leur utilisation dépend uniquement du souhait de l’équipe médicale d’offrir aux patients transportés les meilleures chances de prise en charge. Soit pour atténuer une douleur, soit stabiliser le patient lors du transport, ou encore pour réduire tant que possible les risques de complication. A la caisse du financement, ce « petit » matériel augmente sérieusement l’addition.

Chaque don, aussi symbolique soit-il, est une chance de sauver la vie d’un patient. Ou de la protéger. A chacun d’en être convaincu sans attendre qu’il ne soit…trop tard.