Une règle de trois pour tout appel au secours

Lorsque vous appelez le 112, votre souhait le plus fort est d’obtenir le plus rapidement possible les moyens de secours les plus adaptés. Entre une ambulance, un PIT, un SMUR et l’hélicoptère du CMH, vous pourriez en perdre votre latin. Pas de stress. Le préposé au centre d’appel, il sait comment gérer votre urgence !

D’ailleurs, sa toute première question est : « Quelle est votre urgence ? »

Du calme et de la maitrise

Lors d’une prise d’appel pour une situation d’aide médicale urgente dans un centre 112, il y a 3 étapes importantes qui vont interagir entre elles pour atteindre une décision finale. Prenez bien conscience que l’analyse de la situation ne va pas durer des plombes. Sauf si vous perdez votre calme !… Il est capital pour le préposé du 112 de disposer des bonnes infos, dans le bon ordre, pour prendre les bonnes décisions au bon moment. La précision des informations que les témoins fournissent va conditionner le choix du bon vecteur de secours.

1ère étape : établir un bilan circonstanciel ! Avant cette première étape, le préposé veut vous localiser, savoir où vous êtes, vous et le patient dans le besoin. Ensuite, c’est toujours utile de connaitre les antécédents éventuels du patient car ces derniers peuvent déterminer la probabilité d’envoi d’un moyen médical (SMUR ou Hélico). Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’âge et le sexe du patient sont également importants. Localisation de l’urgence, antécédents, âge, sexe du patient et bien d’autres choses peuvent être obtenues rapidement par le préposé en un seul clic via l’App 112 qu’on vous recommande d’utiliser et de promouvoir.

Et bien entendu, le préposé a besoin des éléments de terrain, une description de la situation. Il vous pose une seconde question importante : « Que se passe-t-il ? »

2ème étape : établir le premier bilan des fonctions vitales ! Alors, oui, vous n’êtes toubib mais, pour l’heure, vous êtes les seuls yeux du préposé. Ce dernier souhaite connaitre l’état de conscience du patient et de sa respiration. Si les indicateurs sont au rouge et que le patient est en détresse respiratoire, la décision de réquisition d’un SMUR peut être confirmée. Si le patient est inconscient ou en arrêt cardio-respiratoire, le préposé du 112 peut vous assister par téléphone pour effectuer un massage cardio-pulmonaire. Soyons clairs : vous lui portez la meilleure des assistances en attendant l’arrivée des moyens de secours.

3ème étape : réaliser un protocole de régulation médicale complet. En d’autres mots, le préposé va suivre un questionnaire bien rôdé : il vous pose des questions précises et vous lui fournissez des réponses  fidèles à la situation rencontrée. En fonction des réponses apportées, le préposé peut catégoriser l’urgence selon 6 niveaux de gravité : au premier niveau, il n’y a pas d’urgence et il vous renvoie vers  votre médecin traitant ou un médecin généraliste de garde. Au niveau de gravité le plus haut, il réquisitionne un SMUR. Dans certains cas bien connus du préposé, l’envoi d’un SMUR ou de l’hélico du CMH ne fera aucun doute.

Le 112 pour l’aide médicale urgente

Trop souvent, des témoins, pris de panique ou mal informés, se trompent dans le numéro d’appel et contactent la Police (101). C’est une perte de temps et, in fine, une perte d’efficacité alors qu’une vie est peut-être en jeu. Le pire est à craindre lorsque les témoins ne sont pas à côté des victimes ou pas en mesure de répondre aux questions du préposé. Et n’évoquons même pas le cas des personnes qui raccrochent le combiné avant que l’opérateur n’en donne l’instruction.

Le comble de l’urgence n’est pas de manquer de tous les détails mais bien de manquer des éléments nécessaires à l’organisation d’une aide médicale urgente de qualité. Même topo lorsqu’il est question d’un incendie.

Que devez-vous retenir ?… Uniquement trois clés : 112, calme et précision, en cas d’urgence.