Plus que 7 hôpitaux conformes pour l’hélico du CMH

Seuls 7 hôpitaux sur les 3 provinces de Liège, Luxembourg et Namur disposent encore d’un site d’atterrissage réglementaire pour l’accueil de l’hélicoptère du CMH. Avant que la situation empire, l’équipe du Centre Médical Héliporté tire la sonnette d’alarme.

A minima, le premier équipement dont un hôpital doit disposer pour accueillir un patient secouru et transporté par l’hélico du CMH, c’est un héliport ou un site d’atterrissage qui répond aux normes en vigueur. Or, l’ASBL Centre Médical Héliporté dresse un état des lieux alarmant du nombre de sites d’atterrissage hospitalier reconnus conformes par l’Administration de l’aéronautique et sur lesquels son hélicoptère médicalisé est autorisé à se poser lors du transport de patients secourus dans le cadre d’une mission d’aide médicale urgente. A l’heure actuelle, seuls 7 hôpitaux sur les trois provinces de Liège, Luxembourg et Namur disposent encore d’un site aux normes :

  • le CHU du Sart-Tillman (Liège),
  • le CHR La Citadelle (Liège),
  • le CHC Clinique de l’Espérance à Montegnée (Liège),
  • la Clinique Saint-Luc à Bouge (Namur),
  • le CHR Mont-Godinne (Namur)
  • l’Hôpital Princesse Paola de Marche-en-Famenne (Luxembourg),
  • la Clinique Saint Joseph d’Arlon (Luxembourg).

PERTES D’AGREMENT A CRAINDRE

Il faut regretter cette régression car elle marque le risque d’une perte d’efficacité et de temps dans la prise en charge d’un patient, particulièrement dans les zones rurales où la densité hospitalière est déjà plus faible qu’en zone urbaine. En quelques mois, certains hôpitaux ont perdu leur agrément par faute de ne pas avoir décidé d’une mise en conformité de leur site d’atterrissage. Les cas les plus récents sont les hôpitaux de Malmedy et de Saint-Vith, en province de Liège.
D’autres hôpitaux pourraient perdre leur dérogation provisoire s’ils ne prennent pas rapidement les décisions adéquates.

ET QUID POUR LE PATIENT ?

La conséquence immédiate de cette situation est une impossibilité pour le Centre Médical Héliporté de déposer des patients dans les services d’urgence des hôpitaux concernés.

Cela veut dire aussi que l’équipe médicale du CMH est contrainte de transférer ses patients vers d’autres sites hospitaliers, parfois plus éloignés, disposant d’un site en conformité pour l’accueil d’un hélicoptère médicalisé en toute sécurité. Davantage de déplacements, même si l’hélico est un outil très rapide, provoquent des pertes de temps inutiles.

AVEC UN EXEMPLE POUR BIEN COMPRENDRE

Il convient de préciser que cette problématique concerne les hôpitaux dans lesquels les patients sont transportés ou transférés. Dans le cadre d’une mission d’aide médicale urgente, l’hélicoptère du CMH est toujours autorisé à se poser au plus proche du patient, en mission primaire ou lors d’une réquisition pour un transfert inter-hospitalier urgent.

Avec un exemple, pour la Clinique de Malmédy :

  • Si l’équipe du CMH doit intervenir auprès d’un patient dans cette région, ce dernier pourra être transporté par hélicoptère si nécessaire. Mais le patient sera transporté dans un autre hôpital que celui de Malmedy car l’hélico du CMH n’est plus autorisé à utiliser l’héliport de la clinique pour déposer un patient aux urgences.
  • Si l’équipe du CMH est réquisitionnée pour secourir un patient qui se trouve déjà en hospitalisation à la clinique de Malmedy, elle peut se poser avec l’hélicoptère à proximité immédiate de la clinique. Comme pour toute autre mission d’urgence. Avant de transporter le patient dans un autre hôpital.