VEDIA et son carnet de vol de 24h au CMH

Quand deux journalistes plantent matériel et caméra au CMH, il y a beaucoup de chances pour qu’il se transforme en carnet de vol.  En 20 ans, jamais la télévision locale verviétoise (VEDIA, ex-Télévesdre) n’avait consacré de reportage centré sur la seule activité de terrain menée par l’équipe médicale du CMH de Bra-sur-Lienne. C’est désormais chose faite grâce à « Chaque minute compte« ,  réalisé par Anne-Françoise Biet et Angélique Lamotte. Témoignage.

« L’heure n’est plus au long format et pourtant nous pensons qu’il a aujourd’hui plus que jamais sa place à côté des fast news » explique Anne-Françoise Biet pour justifier la pertinence de ce magazine d’une durée de 27 minutes sur le CMH. Avec sa collègue Angélique Lamotte, elles ont eu l’occasion de suivre l’actualité du Centre Médical Héliporté d’un peu plus près. Rapidement l’envie de voir, mieux, de vivre les choses dans le coeur de l’action quotidienne a animé leur esprit.

#MIKE DU CMH « INSIDE »

Une immersion s’est donc imposée d’elle-même dès lors que le CMH leur donnait son feu vert, une immersion de 36 heures finalement ramenée dans le reportage à 24 heures pour des raisons de fluidité du récit. « Fallait-il encore trouver ses marques et le juste équilibre entre êtres présentes et discrètes à la fois. Surtout ne pas déranger ou gêner le travail de l’équipe mais être là pour observer, enregistrer afin de pouvoir témoigner de leur travail au quotidien. Notre crainte était aussi de savoir si nous étions capables de gérer une intervention difficile voir dramatique. » témoignent les deux journalistes de terrain. Lors de cette garde, aucune intervention n’a été de cet ordre. La question de la gestion psychologique d’une mission difficile reste posée et c’est peut-être mieux comme ça !…

RECIT D’UNE JOURNEE AU CMH

Ce n’est pas la première fois qu’une équipe de télévision met les pieds dans le quotidien du CMH, dans l’urgence de terrain. Aussi, Anne-Françoise Biet et Angélique Lamotte ont dû adopter un angle nouveau, hors des sentiers déjà battus pas leurs confrères d’autres télévisions… « Très vite aussi nous avons eu comme projet de privilégier les conversations et autres sons directs pour mettre en évidence les liens qui se tissent dans ces moments singuliers entre patients et équipe du CMH. Nous voulions inclure dans le reportage, toutes ces choses qui humanisent un travail à la fois technique et automatique, un travail qui fait fi du hasard et n’accorde que peu d’indulgence à l’erreur. L’étape du montage s’est focalisée sur l’objectif que nous nous étions donné à savoir dérouler le récit d’une journée parmi d’autre, un récit qui devait être accessible à tous, informatif tout en gardant une part d’émotion sans sombrer pour autant dans le sensationnalisme et/ou le voyeurisme« .

Comme toute personne qui suit les traces d’une équipe médicale, il ne demeure qu’un seul regret : ne pas avoir pu y consacrer plus de temps… L’histoire du CMH, son passif, son évolution et les chances de son projet pour le secours à la population sont le sujet de toute une vie, en effet. Une histoire déjà bien suivie par toutes les personnes et organismes qui en soutiennent la fondation.